Le projet

Sur le papier il est très simple : Partir de chez moi, dans l’Est de la France, et rejoindre Singapour, en vélo.

Mais elle sort d’ou cette idée ? Ce projet est née d’une envie de voyager qui m’a toujours habité et d’un questionnement personnel qui me conduit aujourd’hui à vouloir parcourir le monde pour le découvrir, découvrir les hommes qui le peuplent, leurs cultures et leur pays.

Mais pourquoi partir aujourd’hui ? Je vais avoir 25 ans quelques jours avant mon départ. J’ai toujours voulu voyager et j’ai toujours repoussé mes projets : passe ton BAC et après tu verras, passe ta licence après tu verras, met un peu d’argent coté, finit ton master, met un pied dans une entreprise pour avoir un peu d’expérience, continue encore un peu … Et aujourd’hui je me retrouve à la première marche d’une « carrière professionnelle » et je ne suis toujours pas partie … Alors je me dit : peut être que si j’attend encore, il n’y aura jamais de moment parfait pour partir ? Ou peut être que ce moment parfait n’existe pas, qu’à chaque instant de notre vie, on à des choses qui nous retiennent et qu’ il est facile de s’attacher à ces choses pour se trouver des excuses et repousser ses projets. Alors je ne sais pas si c’est le bon moment pour partir, mais c’est celui que j’ai choisi !

Et pourquoi en vélo ? J’ai choisi le vélo en quelque sorte par élimination. Je suis loin d’être une cycliste invétérée, le vélo c’est mon moyen de transport au quotidien, mais en dehors de ça … Ce n’est pas moi que vous allez trouver avec une belle monture et un beau cuissard un dimanche matin en train d’entamer mon 93 ième kilomètre ! Mais je veux partir loin, et je veux le faire avec le moins d’impact possible sur l’environnement, j’ai donc tiré un trait sur l’avion. Et puis ce que je veux, ce n’est pas aller d’un point A à un point B, mais apprécier le paysage et les rencontres entre ces deux points, j’oublie donc le bus ou le train. Reste la solution de la voiture, de la moto pour être plus libre, mais encore une fois, c’est trop polluant donc j’oublie. Mais il me reste quoi alors ? A pied, mais à pied c’est long, long, long … Je crois que c’est pas fait pour moi. Alors le vélo ? Pourquoi pas … Aller c’est parti !

Petite, je me demandais toujours ce qui se cachait derrière les montagnes, ce voyage, c’est un peu partir à la recherche de la réponse à cette question !

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